Prémices d’un désastre - 1

En quittant Marseille pour se rendre à Malte, Arnaud et l’équipage de « La Bonne Espérance » ne pouvaient pas imaginer que quelques jours plus tôt était venu s’ancrer à l’île de Pomègues un navire porteur en ses flancs du vecteur d’une terrible épidémie qui allait toucher toute la ville et bien au-delà, la Provence, le Languedoc et jusqu’à Mende et Avignon.

 

Voulez-vous assister aux réunions des échevins, suivre des débats entre les intendants du bureau de la Santé ou se retrouver au parloir du Lazaret ?

Alors rendez-vous le 25 mai !

 

Quelques définitions :

Les échevins, au nombre de quatre en 1720, dirigeaient la ville de Marseille. Ils étaient élus par les représentants de la bourgeoisie.

 

Les quatorze intendants du bureau de la santé, tous bénévoles, géraient les entrées et sorties du port de Marseille. Ils veillaient à empêcher tout danger sanitaire venant d’autres ports méditerranéens, notamment en interrogeant les capitaines des navires et en consultant leur patente de santé remise dans le port de départ et revue à chaque escale. Celle-ci pouvait être nette lorsque le navire venait d’un pays sain, soupçonnée lorsqu’une région proche du pays de départ était touchée par une épidémie ou brute lorsque le pays d’embarquement était lui-même touché.

 

Le lazaret, construit à 300 mètres environ des remparts de la ville, était le lieu de quarantaine des passagers et de l’équipage, ainsi que des marchandises.

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